9. Souillée (avril-mai 1975)



MELEZE

L’arbre se fend
cinquante mètres dans le ciel

le tronc conique a l’oeil velu
ses ailes pleurent des larmes molles

l’espoir vert clair des fascicules
ses petits cônes en flammes brunes

l’habit caduque avec la rouille
automne nu des maquillages

habite à l’orée des soleils
aux pâturages de vertiges

le conifère de la douceur


jeudi 27 mai 1975