9. Souillée (avril-mai 1975)



PIN SYLVESTRE

L’arbre se boute
vingt et trois mètres dans le ciel

le tronc gracile a l’oeil épars
ses ailes élancent des langues glauques

l’espoir vert dur des bris de glace
ses cônes bruns d’écailles hostiles

l’habit galeux des persistances
de jour janvier à jour décembre

habite à l’étage des chèvres
au bord des hanches ravagées

le conifère de la maigreur


jeudi 29 mai 1975