10. Saillie (juin-septembre 1975)



FOURIRE

La tuile après l’une et puis l’autre
trois fois m’a compté les chandelles

j’ai bu trois sirops de grenade
dedans le bassin s’assécha

la toile tremblait des couleuvres
mâchées de grenouille à nageoires

j’avais du jambon dans les jambes
autour s’aiguisaient les couteaux

un coup dans les plumes et l’oeil plombe
le fil du maçon verticale

un vol de planeur amarré
le plan de ma nuque est un rêve

j’ai ri comme un fou de la tuile
tombée au jardin des tuileries


dimanche 29 juin 1975